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OKTO PSA

Guide

Loi 25 pour un MSP ce que la loi demande à un fournisseur TI

Pour la Loi 25, un MSP joue deux rôles : mandataire de ses clients, avec un contrat écrit qui prévoit des mesures de protection (art. 18.3), et entreprise qui a ses propres renseignements, avec un responsable désigné et un registre des incidents. OKTO PSA, hébergé au Québec, garde les mots de passe hors des billets grâce aux notes secrètes.

Ce guide ne remplace pas un avis juridique. Il résume la loi et cite ses articles pour que vous puissiez les relire à la source.

Un fournisseur TI est-il visé par la Loi 25 ?

Oui, et de deux façons. La Loi 25 a modifié la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ, c. P-39.1). Elle s’adresse à toute personne qui exploite une entreprise au Québec, donc à vos clients, mais aussi à vous.

Pour vos clients, vous êtes un mandataire : ils vous confient des renseignements, et la loi veut un contrat écrit qui dit comment vous les protégez. Pour vous-même, vous êtes une entreprise avec ses employés, ses clients et ses propres obligations.

Le MSP mandataire

Vos clients vous donnent accès à des postes, des boîtes courriel, des dossiers d’employés. L’article 18.3 leur permet de le faire sans consentement individuel, à condition d’un mandat écrit et de mesures de protection précises.

Le MSP entreprise

Votre propre PSA contient des contacts de clients, des notes de billets et des dossiers d’employés. Les articles 3.1 à 3.8 vous visent directement : responsable désigné, politiques, registre des incidents.

Que doit dire le contrat avec un client (art. 18.3) ?

Le mandat est écrit, et il indique les mesures que vous devez prendre. Un courriel de confirmation ne suffit pas. Le texte de la loi énumère ce qui doit s’y trouver.

  1. La confidentialité

    Les moyens que vous prenez pour protéger le caractère confidentiel des renseignements communiqués : accès limités, mots de passe protégés, appareils chiffrés.

  2. L’usage limité

    Les renseignements ne servent qu’à l’exécution du mandat, par exemple dépanner un poste ou préparer un départ d’employé, et à rien d’autre.

  3. La fin du contrat

    Vous ne conservez pas les renseignements après l’expiration du contrat. Prévoyez une date de retour ou de destruction, et qui la confirme.

  4. L’avis sans délai

    Vous devez aviser sans délai le responsable de la protection des renseignements personnels du client de toute violation ou tentative de violation, et lui permettre de vérifier la confidentialité.

Qui avise la Commission ?

La loi vise l’entreprise qui détient les renseignements. Quand l’incident touche des données d’un client, c’est d’abord au client d’être informé par vous, vite. Votre contrat devrait dire qui rédige l’avis à la Commission d’accès à l’information et qui joint les personnes touchées.

Que faire en cas d’incident de confidentialité ?

Un incident, c’est un accès, un usage ou une communication non autorisés, ou la perte d’un renseignement personnel (art. 3.6). Un portable volé, un courriel envoyé au mauvais destinataire ou un compte piraté en sont. Voici l’ordre à suivre.

  1. Réduire le dommage

    Dès que vous avez des motifs de croire qu’un incident s’est produit, prenez les mesures raisonnables pour diminuer le risque et éviter qu’il se répète (art. 3.5).

  2. Évaluer le risque de préjudice

    Pesez la sensibilité des renseignements, les conséquences prévisibles et la probabilité d’un usage nuisible, en consultant le responsable (art. 3.7).

  3. Aviser si le risque est sérieux

    Avec diligence, avisez la Commission d’accès à l’information et les personnes touchées quand l’incident présente un risque de préjudice sérieux (art. 3.5).

  4. Inscrire au registre

    Tout incident va au registre, même sans risque sérieux (art. 3.8). La Commission peut en demander une copie, et elle écrit que les entrées se gardent au moins cinq ans.

Quand faut-il une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée ?

Dans deux cas qui touchent directement un MSP : l’article 17 pour toute communication hors Québec, et l’article 3.3 pour l’acquisition ou la refonte d’un système d’information.

Hors Québec (art. 17)

Avant de communiquer un renseignement personnel à l’extérieur du Québec, ou de confier à quelqu’un hors Québec le soin de le conserver, l’entreprise évalue la sensibilité du renseignement, sa finalité, les mesures de protection (contractuelles comprises) et le régime juridique du pays visé. Si la protection est adéquate, une entente écrite suit. Un outil de support à distance ou un PSA hébergé à l’étranger entre dans ce cadre, côté vous comme côté client.

Nouveau système (art. 3.3)

Choisir un nouveau logiciel qui recueille ou conserve des renseignements personnels demande aussi une évaluation, avec le responsable consulté dès le début du projet. Changer de PSA en fait partie. L’évaluation est proportionnée à la sensibilité des données : un guide de la Commission l’explique.

Qui est responsable, et que garde-t-on ?

La loi demande des personnes nommées et des règles écrites. Rien de lourd pour un petit MSP, mais tout doit exister sur papier.

Le responsable (art. 3.1)

C’est par défaut la personne de plus haute autorité, qui peut déléguer par écrit. Son titre et ses coordonnées sont publiés sur le site Internet de l’entreprise.

Les politiques (art. 3.2)

Conservation et destruction, rôles du personnel, traitement des plaintes. Elles sont proportionnées à la taille de l’entreprise et approuvées par le responsable.

La destruction (art. 23)

Quand la raison de la collecte est atteinte, le renseignement est détruit ou anonymisé, sauf si une loi impose un délai de conservation.

Qu’est-ce qu’un logiciel PSA doit permettre ?

La loi ne parle pas de logiciel, mais ses exigences se traduisent en questions à poser à tout éditeur, OKTO PSA compris.

  • Un lieu d’hébergement connu

    Où dort la base de données, et qui d’autre y touche. Dans OKTO PSA, l’hébergement est au Québec, avec une base de données dédiée à chaque client. La liste des sous-traitants est sur la page du traitement des données.

  • Un accès par rôle

    Un technicien ne voit que ce que son rôle exige. Demandez comment les rôles se règlent et qui peut les changer.

  • Un journal des gestes

    Pour répondre à un incident, il faut savoir qui a fait quoi. Demandez ce que le journal garde et combien de temps.

  • Des mots de passe hors des billets

    Un mot de passe écrit en clair dans un billet reste lisible par quiconque ouvre le billet. OKTO PSA offre des notes secrètes chiffrées (AES-256-GCM), lisibles une seule fois.

  • Retrouver les renseignements d’une personne

    Quand une personne demande l’accès à ses renseignements (art. 27), il faut pouvoir les retrouver et lui en remettre une copie. Demandez comment chercher et exporter dans le logiciel.

  • Une connexion contrôlée

    Le portail client d’OKTO PSA accepte la connexion avec Microsoft ou Google. Au départ d’un employé, le compte Microsoft 365 est bloqué, jamais supprimé (fonction offerte aux fournisseurs TI, sur demande).

Ce que ce guide ne fait pas

Utiliser OKTO PSA ne rend pas un MSP conforme à la Loi 25 : la conformité dépend du contrat, des politiques et des pratiques de chacun. Ce guide ne remplace pas un avis juridique. Pour un cas précis, consultez votre conseiller. Les détails du logiciel sont sur la page sécurité et sur la page du traitement des données.

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OKTO Solutions, Trois-Rivières, Québec